Suspendus à titre provisoire depuis le 20 octobre pour des soupçons de corruption, six membres de la Fifa ont vu leurs sanctions confirmées et assorties de fortes amendes. A l'issue de trois jours de réunion de la commission d'éthique, le président de l'instance M. Sulser a reconnu que les décisions avaient été « très difficiles à prendre, car il y a eu beaucoup d'enjeux ».
Au terme des débats, c'est Amos Adamu qui écope de la plus lourde peine. Membre du comité exécutif de l'instance dirigeante du football international, il a été condamné à une « interdiction d'exercice de toutes activités relatives au football au niveau national et international pour une durée de trois ans » et à une amende de 10.000 francs suisses (7.440 euros), a indiqué le président de la commission d'éthique Claudio Sulser. Une sanction qui intervient après la parution d'un article du Sunday time selon lequel Amos Adamu aurait demandé 570.000 euros pour appuyer une candidature.
1,6 million d'euros pour soutenir une candidature
Le Tahïtien Reynald Temarii a lui aussi été lourdement sanctionné : il écope d'un an de suspension et devra s'acquitter d'une amende de 5.000 francs suisses (3.720 euros). Selon le Sunday time, Reynald Temarii, qui plaide sa « bonne foi », aurait demandé 1,6 million d'euros au profit d'une académie des sports en échange de son soutien à une candidature pour l'organisation d'un Mondial.
Quatre autres membres ont été condamnés à des suspensions de leurs activités et à des amendes. Tous sont accusés par la fédération d'avoir enfreint plusieurs articles du code d'éthique de la Fifa.
Pas de collusion entre le Qatar, le Portugal et l'Espagne
Dans cette affaire, la candidature Hispano-Portugaise et le Qatar étaient aussi pointés du doigt avec des soupçons de collusion dans l'attribution des Coupes du monde 2018 et 2022. Toutefois la fédération a estimé qu'elle ne disposait pas « d'éléments suffisant » et a n'a pas prononcé de sanction à l'encontre de ces pays.
Une affaire qui ternie l'image de la Fifa comme le déplore Caudio Sulser : « Avec cette décision qu'on a malheureusement dû prendre, il y a un message qui est passé. On ne peut pas changer le monde, mais c'est une petite goutte d'eau pour modeler le monde dans le bon sens. Le préjudice est très grand pour l'image de la Fifa ».