Après avoir été expulsés d'un camp situé à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) près de la porte de Clichy, plus de 83 roms, dont 28 femmes et 18 enfants, à la recherche d'un logement, ont échoué à Saint-Ouen. Encadrés par la police, et alors que les services municipaux détruisaient leurs habitations à la pelleteuse, 21 places dans un hôtel situé à Fontenay-Trésigny (Seine-et-Marne) ont été mises à leur disposition.
Sans savoir comment s'y rendre, ni à qui s'adresser, ils ont échoué devant la bouche du métro Mairie de Saint-Ouen avec bagages et matelas enroulés sur le dos.
Alors que les agents de police essayaient de les convaincre de quitter les lieux, certains Roms désorientés brandissaient aux passants une feuille de papier sur laquelle l'adresse de l'hôtel en Seine-et-Marne était inscrite, leur demandant comment s'y rendre.
Le terrain appartenait à l'Etat
Selon la préfecture, «personne n'a souhaité bénéficier des solutions d'hébergement temporaires qui ont été proposées», mais pour les chefs de file du groupe de Roms, le campement craignait d'être divisé, « 21 personnes cela ne suffit pas, nous avons des femmes et des enfants et ils ont tous besoin d'un logement», lance l'un d'entre eux.
Ces familles étaient installées depuis plusieurs semaines sur un terrain appartenant à l'Etat, en bord de Seine à Clichy-la-Garenne.
Leur campement a été évacué «sans incident» par la police, selon la préfecture des Hauts-de-Seine, évacuation qui avait été ordonnée ces derniers jours par une décision du tribunal de Nanterre.
Le campement, fait de baraques de fortune, était installé au niveau du pont de Gennevilliers.
Environ 60 policiers, dont une trentaine de CRS, étaient présents lors de l'opération.
source : le parisien